Nikon D800

Nikon D8002018-02-25T11:42:09+00:00

Nikon D800E | Nikon D800

Plein-Format milieu-de-gamme, sorti en 2012

Photoexposition.fr a enfin eu le plaisir d’obtenir un Nikon D800E entre les mains. Les boitiers étant tellement similaires, nous nous permettrons d’utiliser simplement le nom Nikon D800 pour le test suivant, sauf lorsqu’il s’agira de parler des performances du capteur.
Le Nikon D800 est le digne successeur du fameux Nikon D700. A sa sortie, il a créé la surprise avec un capteur à la définition phénoménale de 36,2 Mios de pixels. Rien de plus que 3 fois la définition du Nikon D700. Il pulvérise tout simplement toute la concurrence.

I. Caractéristiques
CapteurCompatibilité ObjectifsObturateurSensibilité ISOCadence de tirSauvegarde – AutoFocusViseurÉcranAlimentationPoids
II. Prix
III. Avis de Photoexposition.fr

I. Caractéristiques :

Capteur :

Capteur Full Format, 24 x 36, il balaye tout simplement tout ce qui s’est fait jusqu’à présent dans le 24 x 36 numérique, au point de se hisser parmi les moyens formats tels que les Hasselblad ou le Pentax 645D. Autant dire, que le matériel annexe devra suivre (Ordinateurs performants et logiciels de pointe si l’on veut agréablement travailler ces gros fichiers). Sachant qu’il y a déjà de quoi être à l’aise avec des capteurs à 12 Mios de pixels, le Nikon D800 vous permettra de rogner allègrement vos photos, tout en restants exploitables commercialement.
Quant aux performances général du capteur, c’est bien simple, le Nikon D800 a reçu la meilleure note jamais attribuée par DxO Mark. (Voir le comparatif ci-dessous).
Si vous êtes à la recherche de la qualité maximale, sachez que vous pouvez aussi opter pour le modèle amputé du filtre basse-bas qui vous donnera des résultats encore meilleurs comme l’atteste le test de DxO Labs plus bas dans l’article.
Concernant le capteur du Nikon D800E, il est identique à celui du Nikon D800 à la seule différence du traitement passe-bas. Explication : Comme les capteurs sont constitués de petits pixels carrés, il peut arriver qu’avec des motifs géométriques répétitifs (grillage aux mailles serrées, mur en briques), l’image forme un artéfact, ce que l’on appelle le moirée. Les filtres passe-bas ont pour fonction d’éliminer le moirée, en “floutant” légèrement l’image. Ainsi, en supprimant ce type de filtre, on gagne encore en netteté, en piqué supplémentaire, comme cela a été fait sur le Nikon D800E.

Compatibilité Objectifs :

Comme tous les autres boitiers dans le format FX, vous pouvez utiliser tous les objectifs à monture F sortis depuis 1976. La différence se fera toutefois au niveau de la mise au point. Plus à ce sujet sur la page concernant la terminologie.

Obturateur :

30s – 1/8000s
Rien de plus ni de moins. Ne cherchez pas ailleurs, car vous ne trouverez pas mieux en reflex plein-format, à moins de passer sur des grosses bêtes en moyen format comme PhaseOne. Jadis, toutefois, Canon et Nikon avaient déjà atteint les 1/16 000s avec respectivement le Canon EOS 1D de première génération et le Nikon D1X par exemple, des appareils photo APS-C !!

Sensibilité ISO :

100 – 6 400 ISO
Canon fixe actuellement la barre assez haut en matière de performance ISO. C’était sans compter sur le Nikon D800 qui arrive à surpasser l’équivalent chez Canon avec le Canon EOS 5D Mark III. Ne vous laissez pas induire en erreur par le plage ISO du Canon 5D Mark III qui indique 100 – 25 600, ce qui importe c’est le comportement en bruit chromatique et numérique. Et là, le Nikon D800 donne de meilleurs résultats d’après DxO Labs sans parler de la plage dynamique encore plus étendue.

Comparatif iso

Cadence de tir :

4 images / sec

Ce n’est pas une cadence de Formule 1, mais comment en serait-il autrement avec un capteur de 36,2 Mios de pixels?
C’est juste 63% de pixels de plus que par exemple le Canon EOS 5D Mark III, qui tout logiquement est 50% plus rapide avec une cadence de 6 images/sec. Si vous cherchez la cadence d’une fusée, il faudra vous réorienter sur le Nikon D4 qui affiche 11 images/sec.

Sauvegarde :

Compact Flash (CF) + SD Card (compatible SDHC et SDXC)

C’est là que votre portefeuille sera mis a contribution avec le Nikon D800. Si vous voulez profiter des 36,2 Mios de pixels par image, il faudra vous munir d’une carte CF à haute capacité et rapide en traitement. A partir de 82 Euros pour la SanDisk 32Go 60Mb/s qui sera le minimum, mais il faudrait même considérer la même en SanDisk Extreme Pro 32Go UDMA-7 à 160Mb/s actuellement à 140 Euros. Il faut bien comprendre, qu’il ne sert à rien de commander une Mercedes avec un moteur de 2CV. Il existe un vieille adage dans le monde audio/video qui dit que vous aurez toujours la qualité de l’élément le plus faible dans votre système. C’est malheureusement la même chose dans le domaine de la photographie.

Autofocus :

51 collimateurs de MAP

Comme je l’ai souvent dit, ce n’est pas le nombre de points AF qui importe, mais leur répartition sur l’ensemble de l’image et la vitesse de mise au point. Canon en a généralement le même nombre, mais la mise au point est réputée plus rapide. Ainsi, ce n’est pas dû au hasard que les photographes PRO en sport shootent presque toujours en Canon. (On les reconnait aux objectifs gris 😉 )

En ce qui me concerne, je trouve que la répartition des 51 points ne couvre pas suffisamment l’image. Il faudra donc veiller à bien garder sa cible en mouvement centrée dans le viseur. Celle des concurrents n’est guère meilleure, y compris dans le haut de gamme (Nikon D4 ou Canon 1Dx)

viseur nikon d800

Viseur :

Capture d’écran 2014-05-13 à 18.52.57

Couverture à 100% de l’image

Dans la gamme plein-format, il n’y a rien de moins à accepter. C’est parfait. Vous apercevrez donc dans votre viseur exactement ce qui ce trouvera sur le capteur.
La seule critique que j’ai à formuler, c’est le dégagement oculaire que je trouve limite avec 17mm. Les porteurs de lunettes savent que plus il est grand, mieux on y voit en laissant des lunettes de corrections. Pour porter des lunettes moi-même, je peux affirmer que 17mm sont suffisants (il est dit que 15mm est le minimum, mais nous sommes loin des 22mm d’un Minolta Maxxum 9. Mais on en fait plus des comme ça !).

Écran :

LCD 3,2″ à 921 000 pixels

Au moment de sa sortie, c’était la norme en terme de pixels. Depuis, les nouveaux écran LCD sont montés à 1 040 000 pixels. Il faudra attendre la prochaine itération de ce modèle pour s’attendre à plus. Par contre, il est doté d’un capteur de lumière ambiante pour adapter l’affichage, et donc aussi la consommation. Mais je trouve que l’écran est clair et presque vierge de tout reflet. Le boitier est évidemment livré avec un protège écran. Ne pas l’utiliser serait criminel pour l’écran. A quand les écrans de Reflex en Gorilla Glass ou Dragontrail ?

Alimentation :

Batterie EN-EL15

Un grand classique déjà utilisé sur Nikon D7000, D7100 et D600. L’autonomie est sensiblement identique, avec 900 déclenchements annoncés sur le Nikon D800.

EN-EL15

Poids :

988 grammes, batterie incluse

Tout juste en-dessous des 1kg. Mais il ne faut pas se leurrer, ce poids va monter crescendo avec les objectifs, d’autant plus qu’ils seront de bonne qualité, comme par exemple avec un Nikon 70-200 f/2.8 qui pèse à lui tout seul 1,5kg. Autant vous dire, que vous ne vous promènerez pas avec cette bête autour du coup bien longtemps.
Pour avoir essayé un Nikon D600, je ne me suis pas aperçu des 100g de plus. Il n’y a qu’en comparant avec des boitiers APS-C d’entrée-de-gamme que le poids est flagrant.

II. Prix :

Il faudra compter environ 2 400 euros chez amazon pour le Nikon D800 nu et environ 400 euros de plus si vous souhaitez la version Nikon D800E sans le filtre passe-bas.

III. L’avis Photoexposition.fr :

Les appareils photo sont comme tout autre produit. Il y a presque un modèle pour chaque utilisation. Le Nikon D800 ne fait pas exception. Je dirais qu’il s’adresse tout d’abord à des photographes qui comptent effectuer des tirages papier grand format tout en gardant une qualité optimale, ou alors ceux qui ne veulent pas trop s’attarder sur le cadrage lors du shoot, et qui préfèrent  rogner fortement l’image tout en gardant une définition correcte.

Le Nikon D800 se décline également en version Nikon D800E, donc sans filtre passe-bas, ce fameux filtre qui élimine le moiré lors d’un motif en quadrillage. Évidemment, la qualité s’en trouve encore améliorée. Tant d’années à développer des filtres pour combattre le moiré, voilà que l’on repasse sur des modèles sans. En fait, ce n’est pas totalement vrai, car il y a encore des filtres passe-bas, mais qui fonctionnent différemment, en divisant une première fois la lumière, puis en la recomposant une deuxième.

filtres d800_d800e

Personnellement, si le Nikon D600 n’avait pas vu le jour, j’aurais certainement acheté le Nikon D800 pour passer au format FX sans me ruiner avec un Nikon D3x ou un Nikon D4. Mais à mon avis, la définition est bien trop grande, et je la limiterais à 20 Mios en JPG en passant à 5 520 x 3 680 pixels, tout simplement car c’est largement suffisant et plus commode à traiter en post-production, et surtout, cela m’éviterait de me ruiner en carte mémoire et un ordinateur plus performant. A mon sens, pour un usage amateur, il est sur-dimensionné, et il y a mieux à faire avec un Nikon D600, également plus pratique à l’utilisation. Le Nikon D800 est certainement meilleur que l’ancien Nikon D700, à beaucoup de niveaux, mais en avez-vous vraiment l’utilité ? A vous de voir maintenant.

Plus d’infos :

2 Comments

  1. […] série ultra-performante sortie en 2012 avec le premier Nikon D800, puis une remise à niveau en 2014 avec le Nikon D810, revient à la charge en 2017 avec […]

  2. […] de l’hyperfocale, ou tout autre logiciel. Voici le tableau que j’utilise pour mon Nikon D800, mais valable pour tout Nikon au format FX […]

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